7eme article

7eme article

La grève. Quel nom plutôt joli à prononcer et à entendre. C'est un mot peu agressif malgré la quantité de consonnes qu'il contient. Prononcer le mot grève vous fait vieillir, c'est le mot qui nous fait sentir plus mure, plus adulte.
Effectivement, qui n'a jamais entendu un de ses parents dire « Demain nous sommes en grève » « Attention, il y a une grève des transports demain » ? Aujourd'hui, la grève, on en parle à toutes les sauces. Et qui n'a jamais eu le sentiment en disant « Je suis en grève » de ressembler à ses parents ?

Je dois le dire, mon IUT est en grève.



Conformément à mes opinions et à l'éducation que j'ai reçue de mes parents je me proclame en grève ! Oui, je suis contre la réforme des IUT et je suis en grève.
Je suis en grève et pourtant je suis chez moi, dans ma chambre, en Normandie.
C'est paradoxal. On peut même dire que je pratique la grève passive, la grève qui arrange, le système de grève pratiqué par tant de personnes...
J'avoue, j'en profite. Au lieu de revenir sur Paris pour effectuer ma dernière semaine de cours avant les vacances, je suis restée chez moi.


Mon IUT est en grève depuis vendredi midi jusqu'à ce soir. Elle semble même avoir été reconduite demain et jeudi. Je l'ai su avant d'allez prendre mon train. Je n'ai pas spécialement cherché à vérifier la vraisemblance de cette reconduction. J'ai juste dit « Je ne repars pas ce soir ! ». C'est lâche.


Je suis la première à répéter qu'il faut se faire grève à partir du moment où l'on sait pourquoi on la fait et que lorsque l'on s'engage à faire grève, on s'engage jusqu'au bout.
Je n'étais pas à l'assemblée générale de vendredi pour participer au vote ni même à celle d'hier et encore moins sur place pour me renseigner des événements futurs.
Je me sens quelque peu honteuse. Honteuse de ne pas être raccord avec mes propres pensées, avec mes propres lignes de conduite. Je profite de quelque chose pour lequel je ne me suis même pas exprimée...



Mais la honte n'a jamais tué personne, j'en suis la preuve. Alors je le dis haut et fort. Oui en ce moment je pratique la grève passive. Oui je profite de la grève pour ne pas venir en cours. Oui j'essaye de me renseigner pour savoir si je peux rester plus longtemps chez moi.
Mais j'ai aussi ma conscience pour moi, je sais que ce que je fais actuellement n'est pas une attitude que j'ai habituellement. Je sais que en temps normal, je suis sur les pavés, en train de défiler entre le lycée et la préfecture, entre la fac et le ministère pour crier et dénoncer se qui me déplait. Je le sais.



Je sais également que certains me jugerons peut être. Je ne leur en veux pas. Je tiens juste à dire qu'avant d'être une jeune étudiante avec des opinions et des convictions à défendre, je suis aussi une jeune fille qui étudie loin de chez elle et qui, grâce au système de la grève passive, profite un peu plus longtemps que d'habitude de son chez elle, de sa famille, de ses amies.

Alors même si ce n'est pas glorifiant, j'assume ! Cela ne m'empêche pas de m'élever contre ce qui me met en colère.

# Posté le mardi 16 décembre 2008 17:52

6eme article

Lorsqu'on pense à notre nouvelle vie parisienne, à cette nouvelle perspective que nous offre la vie on associe nos pensées à Clara Sheller ou autre film où l'héroïne connaît toujours un « Happy end » : une belle vie, rose de préférence, dans laquelle tout fonctionne plus ou moins bien mais une vie où l'on a à coté de nous des gens qui nous entourent et une ville où l'on se réfugie.
On pense également au shopping dans les grandes avenues, aux soirées un peu arrosées, aux parties de papotage qui n'en finiront pas...
Mais la réalité est beaucoup plus cruelle que nos rêves !
La preuve la plus flagrante est sans doute la date du dernier article... Il date d'avant la rentrée scolaire elle même. Il date du moment où je possédais encore plein de certitudes. Je quittais mes parents, allais vivre de mes propres ailes, en suivant la ligne de conduite qu'ils m'avaient enseignée.

Descend de ton nuage ma vielle, ouvre les yeux, regarde la réalité en face.
En quelques heures tout ton optimiste annuel de pré rentré tombe en morceaux. Tu te retrouve propulsée loin de toutes tes attaches, dans une ville morose et grise et où tu ne connaît personne. Partis les moments où tu te disais « c'est le moyen de faire de nouvelle rencontre, nouvelle aventure, émancipation, voiler de ses propres ailes ». Au final, tu n'as envi que d'une chose : retrouver ta chambre dans la maison de tes parents. Tu passe la plupart de ton temps enfermé dans ton 14 m², sans voir personne, à pleurer et à t'apitoyer sur ton sort.

Et puis les jours passent, les semaines s'enchaînent, tu commences à t'imprégner du rythme, tu as trouvé un bon groupe avec dans lequel tu t'entends bien, vous rigolez, vous évoquer vos vies, d'où vous venez...
La joie de vivre revient, après tout l'année ne fait que commencer, il est encore temps de ce faire à cette nouvelle partie de vie.

Puis les vacances de la Toussaint arrivent et là c'est le drame. Tu te rends compte que ta vie ne se résume plus qu'à passer 5 jours sur 7 dans le boulot, les devoirs à espérer le week-end dès le dimanche soir et ces 2 jours où tu es enfin de retour dans ta contrée, tu as à peine le temps de le passer avec l'homme aimé, ta famille et tes amies vraiment très proches. Plus le temps de faire tout se que tu pouvais avant, plus le temps de voir tes amis de longue date, tu t'éloigne et tu prends conscience que ta vie ne se résume qu'a peu de chose en fin de compte.

Heureusement, dans les moments où tu sens le moral descendre en flèche des gens sont là pour t'épauler. Il y a d'abord les copines de la fac qui inconsciemment te rappelle que tu es sans aucun doute plus chanceuse qu'elles et qui te redonne toujours le sourire, le chéri bien évidement, qui même dans ses moments de doute et de peur panique est présent et te réconforte, ton noyau aussi qui même s'il ne te voit pas, ne t'oublis pas, te montre qu'il est toujours présent et puis les autres bien sur puisque tu sais au fond de toi que ce n'est pas quelques mois d'études qui vont changer les véritables amitiés.

Alors quand après 4 mois de cours tu réalise que ta vie n'est pas celle des héroïnes de films et que tes partiels de janvier te fonds énormément flipper, tu perds un peu pied mais dans un petit coin de ta tête tu pense à tout ceux qui fond que même quand sa va mal, il y a au moins un point positif, un petit truc qui fait que...

# Posté le vendredi 12 décembre 2008 17:45

5eme article

5eme article
Petit point logement


Comme vous le savez déjà, j'ai fais une demande, trois en fait, de chambres sur les sites de Saint-Denis, Drancy et enfin Argenteuil. Le dossier est déposé depuis le fameux 15 juillet. La dame que nous avons vu sur place nous avez précisé qu'il fallait attendre au moins 15 jours à trois semaines avant d'obtenir une réponse.

Seulement voilà, dimanche dernier je mets mon ancienne puce dans mon portable (il faut dire que j'en ai changer il y a peu de temps) et je vois que j'ai un message sur ma messagerie. La dame en charge de mon dossier me propose, dès le lendemain du dépôt de mon dossier, une chambre sur 5 sites : Argenteuil, Noisy-le-Sec, Meudon, Athis-Mons et Corbeil-Essonnes.
Re étude des trajets avec ma maman et là on se rend compte que Noisy-le-Sec n'est pas du tout une mauvaise option. Trajet très simple de la gare au logement et pareil pour du logement à la fac quoi que une peu long. Dès lundi après-midi, appel à l'association pour accepter la proposition de Noisy-le-sec.

Mais ce n'est pas finit...Ce midi, donc mardi 22 juillet, message sur le répondeur de la maison : re la dame en charge de mon dossier qui s'est rendu compte que Saint-Denis était notre premier v½ux et nous propose une place, une chambre venait de se libérée. Ca cogite dans nos têtes, pesage des pours et des contres entre Noisy-le-sec et Saint-Denis. Dix minutes plus tard, appel à l'association. On prend Saint-Denis ! Dès lors, maman discute technique : pièces à fournir, bail, état des lieux, remise des clés....mais mon esprit est déjà ailleurs. En l'espace de 24 heures, deux chambres, même pas eut le temps d'emménager que je déménage déjà !


Me voilà donc loger à Paris, à 25 minutes environ de la fac et avec tout le confort moderne.
Que demander de plus ?
Voilà un gros souci en moins !
Soulagement général.

# Posté le mardi 22 juillet 2008 16:59

4eme article

4eme article
Oh mon dieu, je viens de me rendre compte que je ne vous ai même pas encore fait part de mon périple parisien de la semaine passée ! Histoire de remédier a cela, petit retour en arrière :

Mardi 15 Juillet 2008

7h52 : Départ de la gare SNCF de Caen pour Paris. Dossiers en poche et complets (plusieurs vérifications ont bien entendu, étaient effectuées).

10h00 : Arrivé gare Saint Lazare. Titre de transports en main, direction l'université pour l'inscription. Pour cela, nous avons pris le RER jusqu'a la station Ermont-Eaubonne. Arrivé là, changement de RER destination la gare d'Epinay-Villetaneuse. Sortie de la gare, ils ne nous reste plus qu'à trouver, à la gare routière, le bon bus, celui qui nous mettrai au pied de l'IUT.

11h20 : Arrivé a l'université. Objectif : trouver la salle N 100 grâce au plan fournis préalablement. Traversé d'un hall où deux jeunes des mutuelles étudiantes nous sont littéralement tombés dessus. Manque de pot pour eux, pas besoin de ça.
Après avoirs trouver la salle, vérification du dossier par une étudiante sans doute volontaire, puis queue pour ensuite l'inscription c'est-à-dire l'entrée de toutes les données me concernant dans le réseaux. C'est à partir de là que tout se complique. Nous, moi et ma maman, nous retrouvons devant une dame charmante qui nous explique très calmement qu'elle ne peux pas m'enregistrer car il me manque l'attestation de la Caisse de Prévoyance et que donc je vais être obligée de payer la Sécurité Sociale étudiante (soit 192 euros). S'en suive une explication entre elle et ma maman, moi ayant décroché. Le seul truc que je comprenais à ce moment précis c'est qu'il fallais que je revienne, sur place, avant le vendredi avec mon attestation. Mon dossier était, en attendant mit en attente.

12h05 : J'ai faim et j'en ai mare : mon dossier n'est pas complet il va falloir que je revienne seule ! à Paris pour juste un misérable morceaux de papier... Moral dans les chaussettes.
C'est la que mon papa intervient
Papa : « Ont peut toujours aller faire un tour à la Caisse de Prévoyance voir si ils peuvent rien faire. »
Maman : « Pourquoi c'est où ? »
Papa : « Bin c'est rue de Buda !» (comprendre à côté de la gare Saint Lazare)
C'est à se moment là que mon moral à commencer à remonter.
Direction donc la gare Saint Lazare.

13h00 : Avant d'aller voir la Caisse de Prévoyance, petit détour par la gare de Nord pour manger et prendre le temps d'envoyer un texto tout déprimant à choux dans un premier temps puis pour déposer mon dossier de demande de logement. Là, deuxième problème : dossier incomplet. Bin oui évidement, il me manque un certificat de scolarité que je n'ai pas pu joindre puisque mon dossier est en attente à l'IUT.....
Prise de tête, prise de tête, prise de tête...
Bon, on vous l'enverra quand on l'aura ! La priorité c'est ma p****** d'attestation.
Métro pour Saint Lazare. Attente dans une salle d'attente très bien climatisée. Pause bien méritée pour cette journée de fou. J'ai les pieds en compote.

14h00 : C'est notre tour (Bin oui, on a même eut le droit à un petit ticket avec un numéro de passage). Re une dame très charmante qui a très vite compris notre problème et qui nous à très gentiment délivrer le précieux sésame : L'attestation !
Je ne pensé pas qu'un petit bout de papier de cette sorte pouvais me procurer autant de joie (mis à part les notes du bac évidement).
Et la je prend conscience d'une chose. On va devoir se retaper le trajet à l'université une deuxième fois. Mes pieds me hurlent que je suis une sadique.

15h00 : Re le métro, re le changement de gare, re le bus avec cette fois si une longue attente. Et là, la panique m'envahie : et si la gentille madame n'était plus là et que les inscription étaient finis pour aujourd'hui ? Ne pas céder à la panique, ne pas paniquer....Plus facile à dire qu'à faire.
Enfin, arriver à l'IUT, re le hall avec toujours les deux même hystérique et re la dame dans son bureau. Elle était toujours là... Et là, c'est le bonheur : rentrage de mes données dans l'ordinateur, certificats de scolarité, édition de ma carte d'étudiante, qui sert aussi de parte pour le restaurant universitaire, et attestation d'inscription. Ensuite, petit chèque de ..... 173,57 euros pour clôturer le tout, et voilà, JE SUIS INSCRITE ! On peut rentrer.

17h15 : retour gare Saint Lazare par un chemin encore inconnu. Petite course dans le hall de la gare pour choper le train, installation, petit texto a choux pour le rassurer et lui dire que c'est une ville de taré puis dodo jusqu'à Caen.


Pour résumer : Inscription faite, dossier logement déposé et bientôt complet, deux aller retour à l'université avec toujours un chemin différents et un sentiment général :Je vais avoir du mal à m'y faire à cette ville.
Retour a Caen en n'en ayant gros sur la patate et le moral au plus bas.



Quelle journée !

# Posté le dimanche 20 juillet 2008 13:13

3eme article

3eme article
Maintenant que j'ai le bac en poche, je peux finir de compléter et d'apporter les pièces manquantes (le relevé de note notament) à mon dossier d'inscription. Moment important mine de rien !

On peut dire que le remplir n'a pas été une mice affaire. Des pages et des pages à remplir, souvent pour réécrire la même chose, un numéro de sécurité sociale qui tarde à arriver, une couverture sociale qui ne se présente pas, des changements de situation qui ne sont pas encore effectués, le problème du chat qui se mord la queue, des photos a trouver, des photocopies à faire.... J'en passe !

Bref, maintenant, il est bel et bien complet et je vais pouvoir l'emmener ! Pour cela direction Paris et son IUT mardi prochain.

Fiou, que d'aventure pour un bout de papier... Mais quel bout de papier .....

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 16:31

Modifié le vendredi 11 juillet 2008 16:43